Pourquoi pratiquer?
Si on part de la connaissance telle qu'elle est conçu à travers les differents courants orientaux, yogiques principalement, la connaissance absolue est inatteignable par les sens,
l'intellect ou un quelconque processus mental. Sa place et sa notion est impalpable, éthérée et intangible, alors le yogin qui pourchasse ce but est contraint ou plutôt conduit vers un
examen different de sa structure psychique et corporelle. Il doit envisager une pratique, un apprentissage qui l'extériorise de la controverse que son mental attise. Il ne s'agit pas non plus
d'aller vers une négation de l'entendement. Toutefois, l'intellect est un instrument qui plonge l'homme dans une condition d'animal intelligent et dans une dualité qu'il entretient avec lui même
et avec son environnement.
Le chercheur qui utilise exclusivement son esprit comme outil principal, s'enferme et se comprime dans la cacophonie du
raisonnement ou de la rêverie. Ainsi le mental devient le générateur du conditionnement, de l'hypothèse ou de la nostalgie. Il engendre les croyances, les désirs et les frustrations.
L'étude que le yogin poursuit est la compréhension de la conscience à travers le corps, comme substrat, comme support où la position est considérée comme un archétype. C'est à dire une empreinte,
un moule different que celui auquel le corps est soumis dans ses nonchalances quotidiennes.
Une position révèle une énergie c'est à dire un état de conscience different. Et je pense que c'est à travers la compréhension des énergies
c'est à dire des particules, des fragments de la conscience que la compréhension se manifeste. Même si le chercheur est habile dans son raisonnement, il doit pouvoir s'échapper de la forme et du
concept pour aller vers l'abstraction et le sans forme. Sans cela il est, je crois, condamné à errer dans une impasse où défile les noeuds psychologiques sans aucun moyen d'action pour les
résoudre.
L'observation est la pratique, la pratique est observation, tout autant que la conscience est énergie. Et c'est pourquoi, selon moi, l'investigateur authentique doit soutenir une
pratique, qu'importe peu sa nature ou sa substance. L'essentiel c'est de trouver un autre moyen d'investigation: de la déduction à l'intuition.
Lundi 4 août 2008
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Entretenir son corps c'est
d'abord comprendre la physiologie humaine, c'est aussi répondre à un besoin physique qui renforce la santé du corps, mais aussi rétablir la balance énergétique. Il ne suffit pas d'avoir
une alimentation saine et variée pour être vigoureux. Un exercice quotidien renforce l'équilibre.
De plus L'activité sportive est un puissant anti-dépresseur et detoxifiant. Les toxines liées au stress sont éliminées plus facilement par la sudation et la brulure des graisses organiques. La
qualité du sommeil est retrouvée, le feu de la bonne humeur est fomenté.
J'ai souvent eut la sensation de me raidir bien qu'ayant la chance de posséder une certaine souplesse, le corps à tendance à
rouiller avec l'immobilité et la sédentarisation de la vie quotidienne, les douleurs deviennent chroniques et rapidement insupportables, l'horloge interne se dérègle, les insomnies gagnent du
terrain et la stabilité émotionnelle est plus difficile à recouvrir.
Je pratique le yoga le plus régulièrement possible, art de vivre qui d'une certaine manière contribue à se réapproprier son corps afin d'être de plus en plus à l'écoute et conscient de sa
mécanique
et de ses besoins. Et il est vrai que je ressens de plus en plus le besoin de reprendre une activité parallèle depuis que le yoga fait partie de ma vie.
Lorsque j'étais plus jeune, comme beaucoup d'autres j'imagine, j'étais sportif et je me plaisait à me dépenser jusqu'à
l'épuisement. Sans doute qu'à cet âge le corps est le terrain de jeu préféré de l'enfance et de l'adolescence. Rapidement, en entrant dans le microcosme de l'enseignement scolaire et
par la suite dans celle de la société active, à travers nos trains trains quotidiens et nos occupations professionelles nous avons tendance à nous éloigner de cette conscience pour nous focaliser
sur la façon dont nous allons résoudre tel ou tel problème. Nous faisons un véritable culte du mental en occultant une partie de nous même. Celle qui nous relit à notre conscience et à
notre corps.
Malgré le peu de temps que je dispose pour réaliser toutes les pratiques que je souhaite expérimenter, je vais essayer de dégager trente minutes à une heure tout les deux ou trois jours pour
allez courir ou faire de la natation, puis après cette petite remise en forme, j'espère passer à une activité quotidienne régulière.
Le but étant de retrouver ce besoin naturel duquel on peut se couper et qui se trouve être très préjudiciable pour la stabilité cellulaire et psychique s'il n'est satisfait.
Samedi 2 août 2008
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La douleur est un stimulus que le système nerveux intercepte et
interprète comme une expérience émotionnelle désagréable. Mais cependant utile à la protection instinctive ou réfléchit, c'est le signal d'alarme physiologique.
Il y a plusieurs types et formes de souffrance: musculaire, mécanique, chronique etc... Je ne passerai pas en revu cela en détails, certaines personnes en parle bien mieux que moi et
beaucoup d'articles sérieux existent de part la toile. Aujourd'hui si j'introduit le sujet de la douleur dans ce blog, c'est pour vous parler de la douleur liée à la pratique. J'entends surtout
celles qui sont liées à la pratique méditatives. Un tabou dans certaines écoles de pensées.
N'importe quelle personne ayant expérementé une fois dans sa vie une méditation, quelque soit le rapport qu'il entretient avec elle, à déjà ressentit l'inconfort de
la posture, l'engourdissement et même des douleurs piquantes et obsédantes. Vous me direz que cela est un problème de posture et qu'une fois l'assise noble réalisée, la colonne vertébrale
s'aligne convenablement, les vertèbres se tassent pour laisser apparaître une certaine stabilité organique. Et vous n'auriez pas tort. La posture est stable mais la douleur émane quand même de
l'équilibre.
Dans un premier temps pour comprendre ceci avant d'aller plus loin, il faut chercher dans plusieurs directions,et pour ne pas trop philosopher et se dissiper je vais réduire mon observation
grossièrement à deux orientations. De l'un, principe théologique et de l'autre une attention personelle pragmatique.
Beaucoup de courants font référence à l'homme comme un être en souffrance, un vulgaire morçeau de chair en déchirement disent certains sages, toutefois,
derrière cette triste comparaison se cache un examen plus complexe qu'il n'y paraît. Par exemple, les enseignements du Bouddha nous apprends que la douleur est la première étape vers la
compréhension de la réalité physique. L'homme est souffrance. Et a travers la méditation qui tend à apaiser la conscience et à affermir la concentration, la douleur est presque considéré comme
initiatique. Comme étant le début d'une connaissance concrète de l'existence.
Cette souffrance est alors à la fois le sujet de l'étude et en même temps la réponse à la question qu'elle pose. L'outil qu'est la concentration, raffinée par la pratique méditative nous donne
les moyens d'être encore plus attentif au phénomène.
C'est pourquoi dans les cultures asiatiques par exemple, le rapport à la douleur est different, selon moi c'est un trait important pour avancer vers une
compréhension de la pratique orientale.
Chaque peuple à sa conception et une tolérance differente à celle-ci. Bien evidemment tout être humain ressent la douleur d'une façon plus ou moins similaire, en revanche l'expression de celle-ci
peut-être tabou ou source d'échec selon certaines traditions. On comprend alors pourquoi nous manquons cruellement de récit ou de retour d'informations issu de ces peuples. Cette conception
sociologique et ethnologique est capitale.
Puisqu'en tant que pratiquant occidentaux nous n'avons pas le même jugement à ce propos, on pourrait alors se sentir un peu à côté de nos baskets ou alors se croire complètement égaré dans la
pratique en ressentant certaines douleurs musculaire lors de pose prolongée.
L'apparation de la douleur intervient au dela de 30 minutes d'immobilité alors on peut se poser des questions quant à l'utilité de depasser une heure de méditation statique tout en sachant que la
douleur est un gène qui trouble l'esprit, elle devient tellement présente qu'elle envahit l'espace mental entier. Il s'agit presque d'une épreuve de force. Au dela de la compréhension de la
souffrance et de la conscience de l'impermanence par la chair, quelle est l'utilité réelle de cette scarification??
D'autres traditions ont bien compris que la souffrance est un moyen d'étude mais il n'est pas la finalité ou le point névralgique de la quête. Un juste milieu semble exister. Alterner les repos
ou les méditations de marche et les prises d'assise. Ceci est pour celui qui souhaite s'engager plus profondément.
Evidemment la concentration ne peut atteindre un apogée sur un laps si court, mais le principe de cette pratique se base en réalité sur la continuité et la régularité.
Au fur et à mesure, la concentration devient plus ferme et on peut alors atteindre des états plus profond durant une période plus courte. Du même coup nous évitons que la douleur devienne l'objet
de culte et nous travaillons en permanence ce qui donne à l'esprit sa plus belle vivacité, la vicissitude.
Cette expérience de la douleur m'a amené à vouloir comprendre davantage ce qu'elle et si elle peut être dépassé pour amener vers une compréhension quelconque. J'ai décidé il y a peu, de suivre
une retraite en janvier d'une dizaine de jours dans un centre de méditation vipassana pour aller plus loin dans ma démarche.
Jeudi 31 juillet 2008
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Le Tao et la médecine chinoise
nous enseigne souvent que les désordres et les blocages émotionnels se matérialisent dans la structure physique. Pour les pratiquants du yoga ou d'art martial, on peut rencontrer
des difficultés certaines dans des postures ou dans des dynamiques à cause de ces manifestations. Mais à plus forte raison, dans la vie quotidienne ces tensions alourdissent le corps et la
conscience corporelle, agent d'un grand nombre de désordres. Mauvaises postions, douleurs récurrentes et désinteressement du corps. Les troubles multiples doivent être aussi considérables que
sérieux.
Bien que je n'ai jamais remis en doute ces affirmations, tout au contraire,concept que j'ai pu souligner personnellement dans la
pratique du yoga. j'ai pu faire l'expérience d'un de ces blocages en temps réel hors pratique, mais dans mon environnement professionnel au cour d'une conversation. Ce qui ne s'était jamais
produit jusqu'à aujourd'hui. Alors que je renseignais un homme d'un certain âge, j'ai sentit beaucoup de violence dans ses propos ou plutôt derrière ses mots, ce qui est très courant dans mon
metier où je suis amené à rencontrer énormément de clients. Rapidement, je me suis rendu compte que cette violence s'etait transformé oralement alors que j'étais resté totalement disponible et
agréable.
A vrai dire au début je n'ai pas très bien comprit pourquoi cette personne était venu à moi avec autant d'animosité. Un peu abasourdit tout de même malgré l'habitude de ces fréquentes
rencontres.
Après un laps de temps à satifaire ces humeurs chagrines, j'ai perdu ma contenance intérieure. Et je me suis sentit enivré et dépassé par ma propre colère, non pas pour les propos simplement
déplacé mais par incompréhension totale. Je suis resté impassible et malgré ce bouillon j'ai clairement exprimé mon impossibilité de l'aider dans ces conditions. J'étais toutefois détaché de
ma colère ce qui m'a permit de garder un certain sang-froid verbal.
Habituellement ces détachements colériques ne provoquent pas de désordre conscient immédiat.
C'est à dire, il peut m'arriver après coup de me laisser emporter par la révolte une fois que la pression est retombée et essayer de comprendre pourquoi je me suis mis en colère dans cette
situation.
Mais je ne sens pas le déséquilibre sur l'instant bien que mon émotionnel soit largement ébranlé. Je fais là, une difference entre les remous psychologiques à un instant donné et l'équilibre
psychologique général.
Et c'est d'ailleurs à cause de ce boulversement que je ne dois pas être surffisament alerte à la sensation corporelle dans l'espace et le temps, raison qui doit m'éloigner du désordre immediat et
de son observation.
Dans l'espace, puisque réduit à un sentiment qui désoriente l'esprit et le détourne de ses repères; Dans le temps puisque monopolisé par la nervosité, on se satisfait des hypothèses que cette
histoire aurait pu prendre ou d'une tentative d'entendement de la scène. Du coup nous sommes coupé des faits de l'instant étant donné qu'on se complait dans un "futur passé".
Seulement, cette fois-ci, quelques secondes après la fin de la discussion j'ai nettement sentit deux douleurs poignantes et vives
de part et d'autre de la colonne vertébrale entre les vertèbres pelviennes et les lombaires, comme deux doigts lancinants. Je ne sait pas vraiment pourquoi mais j'ai instantanément fait le
rapprochement avec un blocage émotionnel, cela m'a paru très évident sur le moment alors que cela aurait pu être à l'origine d'une cause differente. Et il m'a suffit d'observer
cette douleur quelques secondes pour qu'elle s'estompe aussi rapidement que mon instabilité émotive. Suite à cette attention Je n'ai pas ruminé sur l'après comme j'aurais eut tendance à le
faire.
Cela m'amène à une nouvelle approche pratique. Garder une certaine conscience corporelle lors des conflits pour déloger les blocages physiques imminents et du même coup désarmorçer le conflit
intérieur avant qu'il ne s'installe confortablement. Facile à dire, mais le sentir dans ma chair m'a amené à être plus vigilent et attentif à mon corps depuis quelques jours lors des échanges
sensibles. C'est une méthode qui me paraît simple à mettre en oeuvre mais qui demande manifestement un peu d'entrainement et de détachement pour l'insérer dans les moments de crises.
Le corps reste un formidable terrain de recherche et de savoir, apprenons à le respecter à son juste titre.
Dimanche 27 juillet 2008
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J
'avais crée à mes
débuts ce lieu pour exprimer un certain nombre de questionnements et de reflections en tout genre, un pseudo vide grenier faisant soupape pour un mental saturé. Cependant j'ai réalisé face à
la première page blanche que je ne pourrais user de la réthorique sans tomber dans une certaine philosophie sophiste où les arguments n'iraient que dans le sens d'un rapport de
force. C'était un moment de ma vie où j'avais un evident besoin de communiquer, un besoin d'extérioriser mes frustrations ou mes révoltes.
Je me suis aperçu qu'en avançant ma conception de la réalité ainsi, cela n'interesserai personne tout d'abord, à part moi-même, action très égocentrique, futile et inutile en soi, de plus
ce blog prendrai davantage la forme d'un cabinet psychologique où le medecin se serait absenté en douce pour son repas quotidien.
J'ai alors décidé d'écrire mes expérimentations et mes observations, il ne fait plus aucun doute que cela soit, selon moi, plus profitable au lecteur comme à moi-même. Un coin sans prétention
mais souhaitant se diriger vers un essentiel impersonnel.
J'espère commencer rapidement et utiliser la force d'élan qui m'a permit de reprendre aujourd'hui cet endroit vétuste et déserté depuis deux ans. Etant cyclique dans mon fonctionnement, je ne
serais pas étonné que quelques appétits d'expression spéculatif ou théorique puissent faire irruption ça et là. Mais ça ne sera pas l'orientation principale de ce dernier.
A bientôt.
Samedi 26 juillet 2008
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