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Dimanche 27 juillet 2008

Le Tao et la médecine chinoise nous enseigne souvent que les désordres et les blocages émotionnels se matérialisent dans la structure physique. Pour les pratiquants du yoga ou d'art martial, on peut rencontrer des difficultés certaines dans des postures ou dans des dynamiques à cause de ces manifestations. Mais à plus forte raison, dans la vie quotidienne ces tensions alourdissent le corps et la conscience corporelle, agent d'un grand nombre de désordres. Mauvaises postions, douleurs récurrentes et désinteressement du corps. Les troubles multiples doivent être aussi considérables que sérieux.

Bien que je n'ai jamais remis en doute ces affirmations, tout au contraire,concept que j'ai pu souligner personnellement dans la pratique du yoga. j'ai pu faire l'expérience d'un de ces blocages en temps réel hors pratique, mais dans mon environnement professionnel au cour d'une conversation. Ce qui ne s'était jamais produit jusqu'à aujourd'hui. Alors que je renseignais un homme d'un certain âge, j'ai sentit beaucoup de violence dans ses propos ou plutôt derrière ses mots, ce qui est très courant dans mon metier où je suis amené à rencontrer énormément de clients. Rapidement, je me suis rendu compte que cette violence s'etait transformé oralement alors que j'étais resté totalement disponible et agréable.
A vrai dire au début je n'ai pas très bien comprit pourquoi cette personne était venu à moi avec autant d'animosité. Un peu abasourdit tout de même malgré l'habitude de ces fréquentes rencontres.
Après un laps de temps à satifaire ces humeurs chagrines, j'ai perdu ma contenance intérieure. Et je me suis sentit enivré et dépassé par ma propre colère, non pas pour les propos simplement déplacé mais par incompréhension totale. Je suis resté impassible et malgré ce bouillon j'ai clairement exprimé mon impossibilité de l'aider dans ces conditions. J'étais toutefois détaché de ma colère ce qui m'a permit de garder un certain sang-froid verbal.

Habituellement ces détachements colériques ne provoquent pas de désordre conscient immédiat.
C'est à dire, il peut m'arriver après coup de me laisser emporter par la révolte une fois que la pression est retombée et essayer de comprendre pourquoi je me suis mis en colère dans cette situation.
Mais je ne sens pas le déséquilibre sur l'instant bien que mon émotionnel soit largement ébranlé. Je fais là, une difference entre les remous psychologiques à un instant donné et l'équilibre psychologique général.
Et c'est d'ailleurs à cause de ce boulversement que je ne dois pas être surffisament alerte à la sensation corporelle dans l'espace et le temps, raison qui doit m'éloigner du désordre immediat et de son observation.
Dans l'espace, puisque réduit à un sentiment qui désoriente l'esprit et le détourne de ses repères; Dans le temps puisque monopolisé par la nervosité, on se satisfait des hypothèses que cette histoire aurait pu prendre ou d'une tentative d'entendement de la scène. Du coup nous sommes coupé des faits de l'instant étant donné qu'on se complait dans un "futur passé".

Seulement, cette fois-ci, quelques secondes après la fin de la discussion j'ai nettement sentit deux douleurs poignantes et vives de part et d'autre de la colonne vertébrale entre les vertèbres pelviennes et les lombaires, comme deux doigts lancinants. Je ne sait pas vraiment pourquoi mais j'ai instantanément fait le rapprochement avec un blocage émotionnel, cela m'a paru très évident sur le moment alors que cela aurait pu être à l'origine d'une cause differente. Et il m'a suffit d'observer cette douleur quelques secondes pour qu'elle s'estompe aussi rapidement que mon instabilité émotive. Suite à cette attention Je n'ai pas ruminé sur l'après comme j'aurais eut tendance à le faire.

Cela m'amène à une nouvelle approche pratique. Garder une certaine conscience corporelle lors des conflits pour déloger les blocages physiques imminents et du même coup désarmorçer le conflit intérieur avant qu'il ne s'installe confortablement. Facile à dire, mais le sentir dans ma chair m'a amené à être plus vigilent et attentif à mon corps depuis quelques jours lors des échanges sensibles. C'est une méthode qui me paraît  simple à mettre en oeuvre mais qui demande manifestement un peu d'entrainement et de détachement pour l'insérer dans les moments de crises. Le corps reste un formidable terrain de recherche et de savoir, apprenons à le respecter à son juste titre.

Par Sébastien - Publié dans : Vie quotidienne
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