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Lundi 4 août 2008

Pourquoi pratiquer?
Si on part de la connaissance telle qu'elle est conçu à travers les differents courants orientaux, yogiques principalement, la connaissance absolue est inatteignable par les sens, l'intellect ou un quelconque processus mental. Sa place et sa notion est impalpable, éthérée et intangible, alors le yogin qui pourchasse ce but est contraint ou plutôt conduit vers un examen different de sa structure psychique et corporelle. Il doit envisager une pratique, un apprentissage qui l'extériorise de la controverse que son mental attise. Il ne s'agit pas non plus d'aller vers une négation de l'entendement. Toutefois, l'intellect est un instrument qui plonge l'homme dans une condition d'animal intelligent et dans une dualité qu'il entretient avec lui même et avec son environnement.

Le chercheur qui utilise exclusivement son esprit comme outil principal, s'enferme et se comprime dans la cacophonie du raisonnement ou de la rêverie. Ainsi le mental devient le générateur du conditionnement, de l'hypothèse ou de la nostalgie. Il engendre les croyances, les désirs et les frustrations.
L'étude que le yogin poursuit est la compréhension de la conscience à travers le corps, comme substrat, comme support où la position est considérée comme un archétype. C'est à dire une empreinte, un moule different que celui auquel le corps est soumis dans ses nonchalances quotidiennes.

Une position révèle une énergie c'est à dire un état de conscience different. Et je pense que c'est à travers la compréhension des énergies c'est à dire des particules, des fragments de la conscience que la compréhension se manifeste. Même si le chercheur est habile dans son raisonnement, il doit pouvoir s'échapper de la forme et du concept pour aller vers l'abstraction et le sans forme. Sans cela il est, je crois, condamné à errer dans une impasse où défile les noeuds psychologiques sans aucun moyen d'action pour les résoudre.

L'observation est la pratique, la pratique est observation, tout autant que la conscience est énergie. Et c'est pourquoi, selon moi, l'investigateur authentique doit soutenir une pratique, qu'importe peu sa nature ou sa substance. L'essentiel c'est de trouver un autre moyen d'investigation: de la déduction à l'intuition.

Par Sébastien - Publié dans : Pratiques
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Commentaires

Bonsoir !

Tout d'abord, bravo pour l'article, tout aussi intéressant que les autres (voire plus !).

C'est en effet très étrange cette controverse entre cette connaissance absolue, qui est "inatteignable" et notre recherche perpétuelle de cet idéal.

Pour outrepasser cet entendement, ou du moins pour s'en extraire, je suis d'accord avec toi sur la nécessité d'échapper aux concepts, d'ouvrir sa conscience fâce à l'infinité de conditionnements possibles en somme...

Or, ce que tu décris là comme une faculté d'abstraction TOTALE est tout à fait impossible, par l'incommensurable nombre de conditionnements depuis notre naissance et qui façonne notre être.

Cependant, je pense aussi que le génie provient de ce "sans forme", d'une énergie pure et inconditionnée.

Pour reprendre l'exemple du chercheur :
Enstein avait ce pouvoir de passer au dessus des lois préalablement établies comme entendues. Son abstraction était telle que son "espace-temps" a révolutionné le XXème siècle (les démonstrations mathématiques et les raisonnements qu'il dut présenter à la communauté scientifique s'en sont évidemment suivies, aidé de son assistante)
Mais le point de départ, le commencement, du génie, je n'en doute pas, provient de ce que tu appelle l'intuition.

Or l'intuition est incontrôlable, donc inutilisable par nature.
On tourne en rond ^^
Commentaire n°1 posté par Lokk le 05/08/2008 à 00h27
Bonjour Lokk,

Tout d'abord, je te remercie pour ton commentaire.

Je vais essayer de te répondre sans faire d'erreur.
L'abstraction à laquelle je faisait allusion n'est pas totale sinon les parois d'ascencion ou de maintien seraient lisses, glissantes et il ne serait pas possible de vivre quoique ce soit d'authentique, le raisonnement pur au même titre que l'intuition pure est inenvisageable puisqu'un inconcevable.
L'homme, effectivement n'est pas qu'une conscience, il est pensée et corps, et bien qu'on puisse remettre les mécanismes à leurs juste fonctionnement on ne reste pas moins un être de chair pensant.

Cependant, je faisait davantage référence à un certain "juste milieu" que j'avais maladroitement évoqué en disant qu'il ne s'agissait pas d'aller vers une négation de l'entendement, mais plutôt vers un état d'abstraction  proche de l'observation et de l'intuition plutôt que de la logique et du questionnement. Cet état est, selon moi, à la porté de la pratique seulement. Le mental ne peut s'observer lui même, au même titre qu'il ne peut se comprendre de la même façon. L'observation mentale modifie la réalité observée, on se trouve dans son jeu et tout se déforme par son prisme. Je crois en revanche que l'observation silencieuse de la conscience permet de faire remonter à la surface certains noeuds et du même coup offre la possibilité de les démêler. Mais tout cela est subjectif.

Il y a en effet beaucoup de choses à dire à ce propos, tu y amènes d'ailleurs des éléments très intéressants, mais j'ai préféré condenser l'article pour ne pas le rendre indigeste, au risque de perdre un peu de richesse.
Commentaire n°2 posté par Lorévert le 05/08/2008 à 15h39
Je découvre ton blog avec ravissement. Tout sauf quelconques tes billets. Dès que j'ai le temps je les explore. Bon courage.
Marc
Commentaire n°3 posté par Marc le 06/08/2008 à 09h24
Merci de ton passage Marc.

A très bientôt j'espère.
Commentaire n°4 posté par Lorévert le 06/08/2008 à 11h43

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