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L'arboretum est le lieu d'échange d'un chercheur quelconque.
Ce blog est un recueil d'expérimentations spirituelles diverses.
Il est mon journal personnel et mon axe d'attention: L'observation quotidienne.
Pourquoi pratiquer?
Si on part de la connaissance telle qu'elle est conçu à travers les differents courants orientaux, yogiques principalement, la connaissance absolue est inatteignable par les sens,
l'intellect ou un quelconque processus mental. Sa place et sa notion est impalpable, éthérée et intangible, alors le yogin qui pourchasse ce but est contraint ou plutôt conduit vers un
examen different de sa structure psychique et corporelle. Il doit envisager une pratique, un apprentissage qui l'extériorise de la controverse que son mental attise. Il ne s'agit pas non plus
d'aller vers une négation de l'entendement. Toutefois, l'intellect est un instrument qui plonge l'homme dans une condition d'animal intelligent et dans une dualité qu'il entretient avec lui même
et avec son environnement.
Le chercheur qui utilise exclusivement son esprit comme outil principal, s'enferme et se comprime dans la cacophonie du
raisonnement ou de la rêverie. Ainsi le mental devient le générateur du conditionnement, de l'hypothèse ou de la nostalgie. Il engendre les croyances, les désirs et les frustrations.
L'étude que le yogin poursuit est la compréhension de la conscience à travers le corps, comme substrat, comme support où la position est considérée comme un archétype. C'est à dire une empreinte,
un moule different que celui auquel le corps est soumis dans ses nonchalances quotidiennes.
Une position révèle une énergie c'est à dire un état de conscience different. Et je pense que c'est à travers la compréhension des énergies
c'est à dire des particules, des fragments de la conscience que la compréhension se manifeste. Même si le chercheur est habile dans son raisonnement, il doit pouvoir s'échapper de la forme et du
concept pour aller vers l'abstraction et le sans forme. Sans cela il est, je crois, condamné à errer dans une impasse où défile les noeuds psychologiques sans aucun moyen d'action pour les
résoudre.
L'observation est la pratique, la pratique est observation, tout autant que la conscience est énergie. Et c'est pourquoi, selon moi, l'investigateur authentique doit soutenir une
pratique, qu'importe peu sa nature ou sa substance. L'essentiel c'est de trouver un autre moyen d'investigation: de la déduction à l'intuition.