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Pratiques

Jeudi 31 juillet 2008

La douleur est un stimulus que le système nerveux intercepte et interprète comme une expérience émotionnelle désagréable. Mais cependant utile à la protection instinctive ou réfléchit, c'est le signal d'alarme physiologique.
Il y a plusieurs types et formes de souffrance:  musculaire, mécanique, chronique etc... Je ne passerai pas en revu cela en détails, certaines personnes en parle bien mieux que moi et beaucoup d'articles sérieux existent de part la toile. Aujourd'hui si j'introduit le sujet de la douleur dans ce blog, c'est pour vous parler de la douleur liée à la pratique. J'entends surtout celles qui sont liées à la pratique méditatives. Un tabou dans certaines écoles de pensées.

N'importe quelle personne ayant expérementé une fois dans sa vie une méditation, quelque soit le rapport qu'il entretient avec elle, à déjà ressentit l'inconfort de la posture, l'engourdissement et même des douleurs piquantes et obsédantes. Vous me direz que cela est un problème de posture et qu'une fois l'assise noble réalisée, la colonne vertébrale s'aligne convenablement, les vertèbres se tassent pour laisser apparaître une certaine stabilité organique. Et vous n'auriez pas tort. La posture est stable mais la douleur émane quand même de l'équilibre.

Dans un premier temps pour comprendre ceci avant d'aller plus loin, il faut chercher dans plusieurs directions,et pour ne pas trop philosopher et se dissiper je vais réduire mon observation grossièrement à deux orientations. De l'un, principe théologique et de l'autre une attention personelle pragmatique.

Beaucoup de courants font référence à l'homme comme un être en souffrance, un  vulgaire morçeau de chair en déchirement disent certains sages, toutefois, derrière cette triste comparaison se cache un examen plus complexe qu'il n'y paraît. Par exemple, les enseignements du Bouddha nous apprends que la douleur est la première étape vers la compréhension de la réalité physique. L'homme est souffrance. Et a travers la méditation qui tend à apaiser la conscience et à affermir la concentration, la douleur est presque considéré comme initiatique. Comme étant le début d'une connaissance concrète de l'existence.
Cette souffrance est alors à la fois le sujet de l'étude et en même temps la réponse à la question qu'elle pose. L'outil qu'est la concentration, raffinée par la pratique méditative nous donne les moyens d'être encore plus attentif au phénomène.

C'est pourquoi dans les cultures asiatiques par exemple, le rapport à la douleur est different, selon moi c'est un trait important pour avancer vers une compréhension de la pratique orientale.
Chaque peuple à sa conception et une tolérance differente à celle-ci. Bien evidemment tout être humain ressent la douleur d'une façon plus ou moins similaire, en revanche l'expression de celle-ci peut-être tabou ou source d'échec selon certaines traditions. On comprend alors pourquoi nous manquons cruellement de récit ou de retour d'informations issu de ces peuples. Cette conception sociologique et ethnologique est capitale.
Puisqu'en tant que pratiquant occidentaux nous n'avons pas le même jugement à ce propos, on pourrait alors se sentir un peu à côté de nos baskets ou alors se croire complètement égaré dans la pratique en ressentant certaines douleurs musculaire lors de pose prolongée.
L'apparation de la douleur intervient au dela de 30 minutes d'immobilité alors on peut se poser des questions quant à l'utilité de depasser une heure de méditation statique tout en sachant que la douleur est un gène qui trouble l'esprit, elle devient tellement présente qu'elle envahit l'espace mental entier. Il s'agit presque d'une épreuve de force. Au dela de la compréhension de la souffrance et de la conscience de l'impermanence par la chair, quelle est l'utilité réelle de cette scarification??
D'autres traditions ont bien compris que la souffrance est un moyen d'étude mais il n'est pas la finalité ou le point névralgique de la quête. Un juste milieu semble exister. Alterner les repos ou les méditations de marche et les prises d'assise. Ceci est pour celui qui souhaite s'engager plus profondément.
Evidemment la concentration ne peut atteindre un apogée sur un laps si court, mais le principe de cette pratique se base en réalité sur la continuité et la régularité.
Au fur et à mesure, la concentration devient plus ferme et on peut alors atteindre des états plus profond durant une période plus courte. Du même coup nous évitons que la douleur devienne l'objet de culte et nous travaillons en permanence ce qui donne à l'esprit sa plus belle vivacité, la vicissitude.

Cette expérience de la douleur m'a amené à vouloir comprendre davantage ce qu'elle et si elle peut être dépassé pour amener vers une compréhension quelconque. J'ai décidé il y a peu, de suivre une retraite en janvier d'une dizaine de jours dans un centre de méditation vipassana pour aller plus loin dans ma démarche.

Par Sébastien
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Samedi 2 août 2008

Entretenir son corps c'est d'abord comprendre la physiologie humaine, c'est aussi répondre à un besoin physique qui renforce la santé du corps, mais aussi rétablir la balance énergétique. Il ne suffit pas d'avoir une alimentation saine et variée pour être vigoureux. Un exercice quotidien renforce l'équilibre.
De plus L'activité sportive est un puissant anti-dépresseur et detoxifiant. Les toxines liées au stress sont éliminées plus facilement par la sudation et la brulure des graisses organiques. La qualité du sommeil est retrouvée, le feu de la bonne humeur est fomenté.

J'ai souvent eut la sensation de me raidir bien qu'ayant la chance de posséder une certaine souplesse, le corps à tendance à rouiller avec l'immobilité et la sédentarisation de la vie quotidienne, les douleurs deviennent chroniques et rapidement insupportables, l'horloge interne se dérègle, les insomnies gagnent du terrain et la stabilité émotionnelle est plus difficile à recouvrir.
Je pratique le yoga le plus régulièrement possible, art de vivre qui d'une certaine manière contribue à se réapproprier son corps afin d'être de plus en plus à l'écoute et conscient de sa mécanique
et de ses besoins. Et il est vrai que je ressens de plus en plus le besoin de reprendre une activité parallèle depuis que le yoga fait partie de ma vie.

Lorsque j'étais plus jeune, comme beaucoup d'autres j'imagine, j'étais sportif et je me plaisait à me dépenser jusqu'à l'épuisement. Sans doute qu'à cet âge le corps est le terrain de jeu préféré de l'enfance et de l'adolescence. Rapidement, en entrant dans le microcosme de l'enseignement scolaire et par la suite dans celle de la société active, à travers nos trains trains quotidiens et nos occupations professionelles nous avons tendance à nous éloigner de cette conscience pour nous focaliser sur la façon dont nous allons résoudre tel ou tel problème. Nous faisons un véritable culte du mental en occultant une partie de nous même. Celle qui nous relit à notre conscience et à notre corps.

Malgré le peu de temps que je dispose pour réaliser toutes les pratiques que je souhaite expérimenter, je vais essayer de dégager trente minutes à une heure tout les deux ou trois jours pour allez courir ou faire de la natation, puis après cette petite remise en forme, j'espère passer à une activité quotidienne régulière.
Le but étant de retrouver ce besoin naturel duquel on peut se couper et qui se trouve être très préjudiciable pour la stabilité cellulaire et psychique s'il n'est satisfait.

 

Par Sébastien
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Lundi 4 août 2008

Pourquoi pratiquer?
Si on part de la connaissance telle qu'elle est conçu à travers les differents courants orientaux, yogiques principalement, la connaissance absolue est inatteignable par les sens, l'intellect ou un quelconque processus mental. Sa place et sa notion est impalpable, éthérée et intangible, alors le yogin qui pourchasse ce but est contraint ou plutôt conduit vers un examen different de sa structure psychique et corporelle. Il doit envisager une pratique, un apprentissage qui l'extériorise de la controverse que son mental attise. Il ne s'agit pas non plus d'aller vers une négation de l'entendement. Toutefois, l'intellect est un instrument qui plonge l'homme dans une condition d'animal intelligent et dans une dualité qu'il entretient avec lui même et avec son environnement.

Le chercheur qui utilise exclusivement son esprit comme outil principal, s'enferme et se comprime dans la cacophonie du raisonnement ou de la rêverie. Ainsi le mental devient le générateur du conditionnement, de l'hypothèse ou de la nostalgie. Il engendre les croyances, les désirs et les frustrations.
L'étude que le yogin poursuit est la compréhension de la conscience à travers le corps, comme substrat, comme support où la position est considérée comme un archétype. C'est à dire une empreinte, un moule different que celui auquel le corps est soumis dans ses nonchalances quotidiennes.

Une position révèle une énergie c'est à dire un état de conscience different. Et je pense que c'est à travers la compréhension des énergies c'est à dire des particules, des fragments de la conscience que la compréhension se manifeste. Même si le chercheur est habile dans son raisonnement, il doit pouvoir s'échapper de la forme et du concept pour aller vers l'abstraction et le sans forme. Sans cela il est, je crois, condamné à errer dans une impasse où défile les noeuds psychologiques sans aucun moyen d'action pour les résoudre.

L'observation est la pratique, la pratique est observation, tout autant que la conscience est énergie. Et c'est pourquoi, selon moi, l'investigateur authentique doit soutenir une pratique, qu'importe peu sa nature ou sa substance. L'essentiel c'est de trouver un autre moyen d'investigation: de la déduction à l'intuition.

Par Sébastien
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